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Expansion et déclin

La domination navarraise

Arqueta de Leyre

Détail du coffret hispano-arabe du musée de Navarre. 1004 apr. J.-C.

Sancho Garcés III el Mayor (1004-1035) exerce sa domination sur la plus grande partie du territoire chrétien de la péninsule : Pampelune, Nájera, Aragón, Sobrarbe, Ribagorza, Castille et León. Dans le même temps, il formule ses prétentions sur la Gascogne et le Comté de Barcelone. Son règne représente l’expansion sociale, politique et économique du royaume de Pampelune. Il marque aussi d’importantes avancées territoriales. Ce monarque organise le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, introduit l’art roman et intègre à ses royaumes la culture clunisienne.

A la fin du XIe siècle, le royaume de Pampelune interrompt par la force des choses son expansion territoriale. Il lui faut désormais compter avec la progression des puissants voisins de Castille et d’Aragon. Il voit notamment son expansion bloquée vers le sud, dans le même temps qu’il sent peser la menace constante de l’annexion politique.

Oscillant entre la l’indépendance et l’absorption dans l’orbite politique des monarques français, castillans et aragonais, la Navarre va demeurer dans cette situation incommode durant tout le bas Moyen Age.

Sous la couronne d’Aragon

De 1076 à 1134, elle demeure intégrée à la couronne d’Aragon, dont elle se sépare sous le règne de García Ramírez (1134-1150) pour recouvrer l’indépendance politique. Au règne suivant de Sancho el Sabio (1150-1194), le royaume de Pampelune prend le nom de royaume de Navarre. Ce qu’il faut entendre comme un geste d’affirmation politique et de souveraineté territoriale face aux menaces annexionnistes d’autres royaumes de la péninsule, en particulier du royaume de Castille.

Cependant, le processus de perte territoriale se poursuit. Et en 1200, sous le règne de Sancho el Fuerte (1194-1234), le royaume perd successivement les territoires d’Alava, Guipuzcoa et du Duranguesado, qui sont conquis par le monarque castillan. Bloquée à l’ouest par la frontière avec la Castille, la Navarre se voit contrainte d’orienter sa politique d’expansion territoriale de préférence vers le nord, vers les terres françaises d’outre-ports (Basse-Navarre) et vers l’est, en direction des marches de l’Aragon.

Dans l’orbite française

La dynastie navarraise s’éteint à la mort de Sancho VII el Fuerte en 1234 et le royaume passe dans l’orbite française, à la recherche qu’elle est d’un allié pouvant lui garantir sa survie, face à la pression constante des Castillans et des Aragonais. Ce sera, en premier lieu, la maison de Champagne (1234-1274), à laquelle succèdera la dynastie des Capétiens. Celle-ci montera sur le trône de France en même temps que sur le trône de Navarre.

La maison d’Evreux (1328-1425) inaugure pour sa part une étape d’intenses relations dans la vie politique péninsulaire et européenne. En particulier sous le règne de Charles II, qui ne rêve que de monter sur le trône de France. Le règne de Charles III le Noble offre un bilan de prospérité économique et culturelle dont témoigne la splendeur du gothique navarrais. On la retrouve en particulier dans des œuvres artistiques comme le palais royal d’Olite et le sépulcre du monarque, ou dans la cathédrale de Pampelune

Conflit de succession et invasion

Un grave conflit de succession éclate à la mort de Charles III le Noble. Cette querelle, qui n’est que le premier symptôme d’une crise institutionnelle et sociale plus profonde, débouchera sur la guerre civile.

Jean II, qui prend la tête de la faction des Agramontais, est marié à Blanche, héritière du trône de Navarre. Depuis 1458, il est roi de Navarre et d’Aragon. Il lui faut faire face à son beau-fils, le légendaire Charles. Prince de Viana, lui-même à la tête de la faction des Beaumontais (partisans de Louis de Beaumont) dans son entreprise, jamais menée à terme, de monter sur le trône de Navarre.

Cette situation de faiblesse interne durera pendant un demi-siècle. Elle finira par faire le jeu de Ferdinand le Catholique. Volant au secours des Beaumontais, en 1512 ce dernier envahit la Navarre qui se retrouve rattachée malgré elle à la Couronne de Castille. Derniers monarques navarrais, Jean d’Albret et Catherine sont défaits sans rémission. Il leur faut chercher asile de l’autre côté des Pyrénées qu’ils ne refranchiront plus jamais et maintiendront une dynastie appelée à donner naissance, à partir de 1555, à la Maison des Bourbons. Celle-ci va régner en France jusqu’à la révolution de 1789. Et en Espagne, à partir de 1700.

Conquise par la Castille, la Navarre est gouvernée par un vice-roi qui représente à Pampelune l’autorité du monarque. Il en ira de la sorte pendant quatre siècles. Pendant ce temps, les institutions du royaume sont maintenues inaltérées. Notamment les Cortes, qui se réuniront aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, pour légiférer et approuver la contribution économique du royaume aux entreprises de la monarchie espagnole.

La Diputacion du Royaume voit le jour en 1576, en tant qu’organe permanent de gouvernement et de représentation des Cortes dans les périodes où celles-ci ne se réunissent pas : pendant cinq siècles, cette institution va se voir confier l’administration de la Navarre. A partir du XIXe siècle, elle prendra successivement le nom de Diputacion provinciale, Diputacion Forale de Navarre et gouvernement de Navarre, à partir de 1982.

Gouvernement de Navarre

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